Le 6 juillet dernier, l’ALV joignait sa voix à celle du FRAPRU pour réclamer du maire Denis Coderre qu’il prenne des engagements pour le développement de nouveaux logements sociaux à Montréal. En s’appuyant sur des données de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, le FRAPRU déplore qu’il n’y ait eu que 36 logements locatifs mis en chantier depuis le début de l’année 2015.

Bien que Montréal ne vive plus une crise du logement comme celle survenue au début des années 2000, François Saillant, porte-parole du FRAPRU, soutient qu’on en subit toujours les conséquences, notamment dans le coût des loyers. «Cette pénurie a aggravé la situation du logement, de telle sorte qu’on se retrouve aujourd’hui avec 53 000 locataires montréalais qui consacrent plus de 80% de ses revenus pour se loger».

L’action visait également à dénoncer la répression policière et le harcèlement policier lors du Camp pour le droit au logement tenu entre le 21 et le 24 mai. Paradoxalement, tous les accès à l’hôtel de ville ont été bloqués par des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pendant l’évènement, ce qui laisse croire aux groupes communautaires que la Ville devrait revoir la façon qu’elle dépense son argent: moins dans les forces de l’ordre, et plus pour loger les moins nantis.